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Dès le mois de novembre
1914, les combattants français et allemands se retrouvent au
fond du petit
ravin où s’écoule non seulement le
ruisselet de la fontaine du Père
Hilarion, mais aussi de nombreuses petites sources qui
viennent alimenter
ce dernier, pour former en contrebas un ruisseau bien fourni.
Les
Allemands sont solidement retranchés, depuis la maison
forestière jusqu’au
milieu du ravin et en travers de celui-ci, à quelques centaines de
mètres de la lisière sud-est
du bois. Les Français leur font face, en lisière.
Avant
l’attaque du 7 décembre, quelques-unes des sources
du ravin sont entre les
lignes.
Avec
certainement beaucoup d’hésitations et
d’infinies précautions, quelques
combattants de chaque camp se risquèrent, semble-t-il,
à venir s’y
approvisionner en eau. Avec un mélange fait de
méfiance et d’opportunité,
certains ont pu se
« côtoyer » brièvement
et sans effusion
excessive,
ce
que l’on peut qualifier de
« trêve tacite »,
auprès
d’une de ces sources, donnant naissance à la
légende, aujourd’hui encore bien
établie, de rencontres fréquentes et
« conviviales » autour de la Fontaine
du Père Hilarion, qui
était, elle, au beau milieu du retranchement
fortifié allemand …
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